samedi 20 novembre 2010

Remember when sex was safe and motorcycles were dangerous !

Après une semaine et demie de paperasseries, douaneries, administrativeries, politiqueries, tentatives d'enculeries et autres prises de tête téléphoniques, ma tension était montée à un point dangereusement haut.
Les motos étaient dans un entrepôt au Port et un salopard de douanier à tout fait pour bloquer la cargaison.

Les raisons officielles changeaient 5 fois par jour (sans exagérer), il n'y avait jamais le bon papier, le bon formulaire, la bonne attestation... et a chaque fois que je réunissais les documents, il m'en fallait un nouveau. J'ai même entendu dire que le poids n'était pas le même sur la carte grise qu'en vrai et pire encore qu'il manquait des informations sur la dite carte grise (le type de la moto, la cylindrée et... la côte argus????)

La raison officieuse, bien plus compréhensible est la suivante: Etant en Europe que quand ça les arrange et surtout étant hors de l'espace schengen, lorsque un bien entre sur le département, son propriétaire paye une taxe; l'octroi de mer. Sauf dans certains cas, comme par exemple un déménagement. C'est le cas pour nous, donc nous ne payons pas la taxe.
Nous sommes en novembre et les fêtes approchent.
Les douaniers touchent un pourcentage sur certaines taxes (comme un flic touche un pourcentage sur les prunes qu'il vous met). Je n'ai, je suppose, pas besoin de vous en dire plus...

Et oui il n'y a pas qu'au Maroc que le bakchich existe, sauf qu'eux au moins te baisent par devant.

Bref, après avoir été obligés d'utiliser des méthodes de pression peu catholiques, nous avons enfin eu les autorisations pour récupérer notre matériel.

Les motos vont bien, les premiers tours de roue sur le bitume brûlant ont été très agréables et le décrassage des segments s'est fait en douceur. Les pompistes sont heureux d'approcher ma magnifique Harley, quant à la boîte à thé de Bob...^^

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